Pays Basque 2010

Mission accomplie :

    Une idée lancée pour un futur éventuel est devenue en quelques semaines un projet et une  réalité après dix mois de gestation !   Ne faisant partie du sérail que par époux interposé, je n’étais pas membre du bureau. Quelle audace !  Bref, grâce à l’efficacité et aux conseils précieux et permanents de Jean-Pierre, j’ai mené à bien une mission imprévue : « Réunion au Pays Basque en septembre 2010 »  

   Que reste-t-il à ce jour ?

   Pour moi un immense plaisir qui m’a permis de mieux connaître beaucoup de personnes côtoyées au fil des réunions précédentes. Et, si j’en crois les échos, une relative satisfactiondes participants qui se sont embarqués sur mon radeau.  

    Mon manque d’expérience en la matière m’a empêché de me rendre compte de la tâche…

Tant mieux… L’aurais-je fait ? L’innocence rend audacieux.

     Rendez vous en Bourgogne où mon homonyme va nous accueillir en 2011 dans les vignes du Seigneur…. 

                                                                                                                                                                                                            Danielle Barbet

 Le jeu de la vérité ou Trinquet :

avatar-BENAUT Jean-Pierre      Il était hors de question que nous visitions le Pays Basque sans assister à une partie de pelote basque, nous voici donc rendus au trinquet d’Arcangues; nichés dans la galerie qui surplombe le trinquet nous assistons debout à une partie de pelote à main nue, nous sommes surpris par la violence de ce sport qui exige puissance, agilité et rapidité…

    les joueurs bondissent silencieusement comme des félins, le seul bruit provient des mains qui frappent violemment la pelote. Chaque frappe entraîne chez moi une sensation de douleur. Situation confortable pour nous spectateurs, le verre à la main et les tapasde l’autre alors que ces sportifs se déchaînent sur l’aire de jeu. Après le spectacle, nous descendons sur le cours parler avec les joueurs, certains d’entre nous se hasardent à « taper la pelote… » (Pas de contre indication pour les Alsaciens !), mais le résultat n’est pas aussi spectaculaire, l’essentiel est de « participer ». J’en profite pour obtenir une dédicace de la part d’un ancien champion de France, Jean-Léon Durruty, tout en me faisant expliquer simplement les règles du jeu de pelote à main nue ou jeu de la vérité :

     La main nue se joue en individuel ou par équipe, c’est la manière la plus ancestrale et la plus naturelle de pratiquer ce sport, mais aussi la plus exigeante, voire la plus douloureuse. Heureusement, la protection de la main avec des couches de pansements entre lesquelles s’intercalent des tacos (cales en caoutchouc) est désormais autorisée et même vivement conseillée pour durer sur les frontons. Descendant direct du jeu de paume, le trinquet permet de jouer sur les 4 murs. Sur le fronton, une ligne tracée à 80 cm de hauteur délimite la surface du jeu.

     Le principe de toutes les parties est de réunir deux joueurs ou deux équipes de 2 à 3 joueurs qui frappent une balle contre un mur. La balle doit impérativement être frappée à la volée ou après le premier rebond ; la balle doit frapper une seule fois le fronton. Aucun jeu d’obstruction n’est autorisé et les équipes doivent renvoyer la pelote alternativement.

       L’équipe qui vient de gagner le point sert. Chaque faute donnant le point à l’adversaire, l’objectif est de le mettre suffisamment en difficulté pour qu’il fasse une erreur ou ne puisse pas frapper la pelote. Par exemple : en cherchant à donner des effets imprévisibles à la pelote, en visant des angles « mortels ». Dans un trinquet, les effets de balle recherchés sont comparables à ceux du billard pour donner un jeu techniquement très riche et très rapide.

      Le décompte des points se fait jusqu’à 30 points à main nue. On compte comme au tennis, avec 15-30-40-jeu et une partie se joue en 13 jeux.        

                                                                                                   Jean-Pierre Bénaut

 Musée de l’ALAT à Dax : Reçu 5 sur 5 ! :  

    Ici « Alpha, Foxtrot » à vos postes !! Décollage imminent !! Il est 15 heures précises, notre plan de vol a été scrupuleusement respecté depuis Paris.

avatar-Farrugia-ARMAND    Nous sommes maintenant sous les ordres du chef d’escadrille Armand Farrugia alias « Alpha, Foxtrot ». Tout d’abord le « débriefing ; la mission est claire : nous faire revivre l’histoire de l’ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre).

    Nous avons droit à un diaporama qui nous fait revivre les origines de l’arme : 1870  ! 

   Nous étions loin des hélicoptères, mais nos aînés ont utilisé les premiers ballons pour observer les lignes ennemies et régler les tirs d’artillerie, les avions légers d’observation furent utilisés lors du premier conflit mondial, puis évolution technique oblige !

     Les hélicoptères firent leur apparition lors de la Seconde Guerre. Depuis ce conflit, ils n’ont cessé de se perfectionner et sont devenus des outils indispensables, tout en variant leurs missions : observation, évacuation sanitaire,transport de troupes… et Dieu merci les applications civiles !  

     Nous nous enfilons dans la galerie qui mène à la piste où de nombreux panneaux nous expliquent le rôle de l’ALAT dans les derniers conflits : Indochine, Algérie, Yougoslavie, l’Afghanistan, les opérations ponctuelles en Afrique… Je retrouve, non sans émotion les photographies de l’Alouette, appareil d’observation et d’évacuation sanitaire, du Sikorsky pour transports lourds et de la banane qui était devenue l’une des figures emblématiques de la guerre d’Algérie au cours de laquelle elle excella dans l’héliportage. Nous écoutons les explications et les démonstrations de notre conférencier sur le concept de cette technique de vol :

   Les pales qui hissent l’appareil et le tractent, entrainées par le turbo moteur et il est dirigé par le rotor de queue ! Simple vous me direz ! Oui j’ai pris un raccourci !!! Ne m’en demandez pas plus ! Ce serait le zéro pointé !  Nous débouchons enfin sur le tarmac, impressionnant ! Dans un immense hangar, des dizaines d’appareils sont là posés au sol ou suspendus à des câbles, mais un sentiment de tristesse domine, ils sont immobiles ! Incroyablement silencieux, une ambiance de recueillement domine ! Nous sommes dans le cimetière de ces machines volantes !  

     Ah ! Revoilà mon Alouette ! Celle qui m’a laissé un souvenir impérissable en 1961, embarqué pour photographier le djebel, l’envol se déroule merveilleusement  bien ! Je mitraille ! La pellicule me manque ! Peu importe, c’est merveilleux !

    Brusquement un cri ! L’appareil décroche et c’est la chute « libre » ! Que se passe-t-il ? Le pilote et le radio échangent des propos inquiétants ! Mon estomac remonte dans la gorge, je me cramponne au siège… c’est interminable ! La gorge serrée je suis incapable de prononcer un mot ! Et contre toute attente l’appareil se laisse glisser sur le côté et freine sa chute ! En bouquet final les éclats de rires de ces diables de pilotes et radio qui avaient simplement débrayé les pales !

    En un mot un bizutage qui m’a coûté le repas du soir que je n’ai pas pu avaler, mais que de belles photos… à l’aller !  « Alpha, Foxtrot » : Mission accomplie !!!!

    Merci Armand de nous avoir ouvert ces horizons et, si vous passez par Dax, le musée vous est ouvert. Deux heures vous suffiront pour en faire le tour et écouter notre ami vous faire vivre sa passion !


Jean-Pierre Bénaut  

                                                                                                 

 

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