La coopération franco-allemande

    Le 22 janvier 1963 est signé à Paris le traité franco-allemand de coopération, dénommé traité de l’Elysée. Il est le fruit des efforts conjugués du Général de Gaulle et du Chancelier Adenauer, qui au cours de leurs multiples rencontres ont appris à se connaître et s’estimer au point de nouer de réels liens d’amitié. Par ce traité est scellée une fois pour toute la réconciliation de deux peuples et sont jetées les bases de la coopération entre les deux nations dont les avenirs sont liés et qui seules peuvent devenir le couple moteur de la coopération européenne.

      Compte tenu de leur implication au sein de la population allemande, les FFA sont le mieux à même de relayer et de concrétiser au plan militaire et celui des relations humaines ce grand projet. Toutes les occasions de rapprochement sont recherchées. Que ce soit à travers d’exercices en commun, des visites ou des échanges entre unités françaises et allemandes. Les jumelages de formations ou de grandes unités françaises et allemandes : 65 entre 1965 et 1990. Dès le début des années 70, sont mis sur pied des challenges militaro-sportifs visant la recherche de la solidarité par l’effort partagé, où s’affrontent en toute cordialité des unités mixtes de jeunes soldats allemands et français. Que ce soit au niveau des régiments ou des divisions se développent de grands exercices où les uns et les autres se familiarisent avec les procédures du voisin, apprécient l’originalité de son savoir-faire et surtout apprennent à se mieux connaitre.

      D’ailleurs, les plus hautes autorités se montrent particulièrement intéressées. En témoignant la visite du Président Giscard d’Estaing qui, en 1979, reçoit le Chancelier Schmidt à Baden-Baden, la visite du Bundespräsident Carsten en 1983 au camp de Münsingen , celle du Président Mitterrand qui reçoit le Chancelier Kohl toujours à Baden-Baden en 1986, ces deux hommes manifestant tout particulièrement l’intérêt qu’ils portent à l’entraînement opérationnel en commun par leur présence, 1987, à l’exercice Kecker Spatz au cours duquel ils se rencontrent symboliquement sur un pont flottant lancé sur le Danube par le génie.

      Mais au fil des mutations et des restructurations successives, il apparaît nécessaire de procéder à des relances. 1983, vingtième anniversaire du traité de l’Elysée fut l’occasion de relancer la coopération et de resserrer certains liens qui s’étaient détendus au cours des années. Outre le jumelage du 2ème CA français avec le Korps II allemand, est créé le chalenge de l’amitié dont l’objectif et de promouvoir l’amitié et la solidarité entre jeunes soldats allemands et jeunes soldats français, européens de demain.

Sources : Revue MERCURE mars 1999

 

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