Baden, les temps antiques

(Promenade Historique à travers Baden-Baden de Raymond Sereau et Henri Gayot ) 

     Civitas Aurelia Aquensis dut sa réputation à ses sources thermales. Trajan, Adrian, Marc-Aurèle s’y plurent. Ils retrouvaient d’ailleurs dans cette lointaine Forêt Noire des thermes aussi luxueux que ceux qui faisaient la fierté de leur pays natal.

     Si nous possédons peu de documents écrits sur cette époque, les fouilles effectuées au XIXème siècle ont amené la découverte de nombreux vestiges romains. Ceux-ci permirent aux archéologues de diviser le Baden antique en deux quartiers : le quartier des Dieux et le quartier des Hommes.

      Le premier est situé sur les hauteurs qui dominent la vallée de l’Oos.

     Sans aucun doute, le mont qui porte son nom était consacré à Mercure. Un temple, dont nous retrouvons un autel au pied de la tour qui s’y élève aujourd’hui, couronnait son sommet.

     Certains prétendent que le Friesenberg était réservé au culte de Neptune. Quant au Schloßberg, il était, par un sentiment de reconnaissance tout naturel de la population, consacré à Esculape.

     Le quartier des humains s’élevait sur la hauteur qui, de nos jours, porte le nom de Neues Schloß.

     On a retrouvé sous l’église, des conduites d’eau et de vapeur qui aboutissaient à l’actuelle Marktplatz (près de l’entrée supérieure du Friedrichsbad) où s’élevaient des thermes imposants qui, vraisemblablement , étaient les thermes de l’Empereur, édifiés par Marc-Aurèle.

     Non loin de là, sous le Römerplatz, c’est-à-dire sur l’emplacement où sont construits l’Augustabad et le couvent du St. Sépulcre, on a mis à jour de vastes constructions parmi lesquelles on a pu distinguer des piscines et des bains de vapeur. On y a trouvé aussi des salles de jeu et de musique qui nous montrent que ces établissements réunissaient toutes les distractions que nous trouvons dans les casinos de nos villes d’eau modernes.

     Toutefois ces thermes, plus modestes que ceux de l’empereur, font supposer qu’ils étaient réservés au peuple et aux soldats.

     Malheureusement, les fouilles n’ont pas été poussées plus loin, en particulier sous l’église collégiale dont les fondations auraient pu être ébranlées.

 

 

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