sur le chemin du retour !

Baden-Baden… sur le chemin du retour !

    La présentation de notre livre « Rencontres inoubliables », le 8 novembre 2014 au « Kurpark-Residenz Bellevue » à Baden-Baden, s’était parfaitement déroulée. Pleinement satisfait que notre entreprise se termine en apothéose, avec au cœur l’allégresse d’avoir participé à un devoir de mémoire, d’avoir partagé mes souvenirs avec tant d’autres personnes, de s’être fait de nouveaux amis… et d’avoir pérennisé nos écrits dans un manuscrit commun… je reprenais le chemin de la France.

    C’est avec ce sentiment de plénitude que je franchissais le Rhin, je me retrouvais en Alsace. Une région de traditions particulièrement attachante. Comment aurais-je pu la traverser sans m’y arrêter ? Je filais chez mes amis à Ribeauvillé… « villé » un nom qui semble noyé dans l’océan des “Heim“ des “Willer“ ou des “Weir“. Trois jours plus tard j’assistais à la cérémonie du 11 novembre. C’était aussi un moment de recueillement personnel à la mémoire de mon ami Yves, ancien Président de la section locale des Anciens Combattants.

    La cérémonie fut émouvante tout en étant d’une grande simplicité. Elle était présidée par le Sous-préfet, et Jean-Louis Christ Député-Maire de la ville, les représentants des diverses Associations… et une garde d’honneur du 152ème Régiment d’Infanterie, surnommé le Régiment des Diables Rouges par les Allemands  au  cours des combats du Vieil Armand en 1915. Régiment auquel appartenait notre ami Jacky Gagepain.

    La cérémonie fut ouverte par un message de paix et d’espérance prononcé conjointement par Madame la Pasteure et Monsieur le curé de Ribeauvillé. Chacun déclinant tour à tour une des phrases de l’allocution… pour mieux montrer cette entente interconfessionnelle qui anime l’Alsace ; et chose impensable dans notre “France de l’intérieur“, la prière “Notre Père“ fut dite par l’assistance dans une profonde ferveur.

    S’en suivirent les discours officiels, les dépôts de gerbe, la minute de silence…

    Les écoliers, entonnèrent alors les trois premiers couplets de la Marseillaise… sous la direction de leur institutrice, qui, pour clore la cérémonie entraîna la foule à reprendre le premier couplet…

JP Bénaut

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