Les oiseaux et des livres

      Sous la plume de Jean-Claude Martin, est paru un article intitulé « les oiseaux du BABO », auquel je souhaite apporter, sous forme d’une apostille, un court rajout.

      De fait, le bâtiment principal était relié à un local annexe, dont j’apprends, par le texte susdit, qu’il était destiné au stockage des archives, sa fonction principale. On y accédait par un couloir pentu et vitré, idéal pour l’entraînement des volatiles kamikazes.

      Mais il était, par ailleurs, affecté à une fonction plus accessoire et saisonnière. Chaque année au moment de la rentrée il s’y tenait une bourse d’échange de livres scolaires d’occasion. Les manuels, ceux reconduits par les programmes, étaient estimés de gré à gré, du moins en théorie. Au vrai, le marchandage ressemblait plus à une longue négociation, digne des souks maghrébins

      Mon Père connaissait bien le responsable de l’Association de parents d’élèves organisatrice de l’échange. En compagnie de quelques autres lycéens, peut-être « pistonnés » comme moi, j’ai participé plusieurs années durant au fonctionnement de ce troc, moyennant la perception, le jour de la clôture, de quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Tout juste de quoi s’offrir quelques toiles au « Desaix », le cinéma fréquenté par les résidents français, dont le hall d’entrée, certains s’en souviendront, était orné de photos, signées Harcourt, des principales vedettes de l’époque : telles Bardot, Morgan, Gabin et autres.

André Bisse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.