L’Allemand au Maroc

Mes amis,

     Avant de venir terminer mes études secondaires à Baden Baden, je vécus toute mon enfance  au Maroc ! J’eus la chance d’être élève dans un des plus prestigieux lycées, le lycée POEYMIRAU de MEKNES…

     Voici ce qu’il en était de l’enseignement de l’allemand dans les années 50…  Accrochez vous bien !

     Lisez ci dessous l’extrait d’un tout récent livre écrit par une vingtaine d’anciens élèves de cet établissement… je les ai presque tous connus : ils étaient les meilleurs !

Yvette Isaac

PS: Le livre s’intitule: MEKNES en 1950
La Cité impériale au milieu du XXe siècle
Par M .bénabou,J Guérin,B Hoerni,D Mrejen     En entrant en sixième, il faut également choisir une première langue étrangère »vivante ». La plupart des élèves choisissent l’anglais, réputé le plus  facile ou le plus utile.  Prendre l’allemand, jugé plus difficile, montre que le conflit mondial récent commence à être gommé et tient au contexte familial, ou bien est destiné à placer dans les classes censées les meilleures ; il n’y a guère que dix à quinze élèves dans ce cas pour une année. Les manuels sont intitulés « Wer will der kann » celui qui veut peut. Les premiers volumes sont en partie en lettres gothiques, que l’on déchiffre sans trop de mal mais où le ß, double s, surprend.      Une des premières formules apprises est « Le boeuf : der Ochs, la vache : die Kuh, Ferme la porte : die Tür zu »      On apprend des poésies comme la Lorelei ou le Roi des aulnes, ou des chansons dont la mélodie aide à retenir les paroles et inversement. On ne sait si « Röslein auf  der Heiden » est simplement « petite rose dans la bruyère » ou bien une petite Rose « si jeune et belle comme le jour » que le vilain garçon va briser, malgré ses épines ou ses ongles .      Entourés de citronniers, nous rêvons avec GOETHE qui les découvre en fleurs lors de son voyage en Italie et fait chanter Mignon : « Kennst du das Land who die Zitonen blühin… »
 

 

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