Quelques instants avec Eric Conge

 Un nom qui plane sur toutes les générations confondues d’élèves du lycée Charles de Gaulle. Un nom qui se manifeste sur les réseaux sociaux… Un homme débordant d’énergie qui se consacre à rassembler les très Anciens et moins Anciens du lycée Charles de Gaulle.

Consacrons quelques instants à découvrir ce mystérieux personnage qu’est Eric Conge.

JPB : Mon cher Eric, depuis combien de temps as-tu pris ton bâton de pèlerin pour battre le rappel des Anciens du lycée ?

EC : Depuis le 6 Avril 2004 précisément. Je rentrais de vacances d´Asie et je voulais retrouver mes meilleurs camarades de mes classes de 2nde à la terminale… et bien sûr aussi quelques petites copines…! Et oui à 35 ans on devient nostalgique ! Cette idée cogitait depuis quelques mois dans ma tête.

Le premier mois de ce beau projet j´avais recontacté près de 30 copains et copines de l´époque en m´aidant des «Pages Blanches» sur internet. Ce n´était pas chose facile, il y a tellement d´homonymes en France. Les émotions durant les longues conversations téléphoniques étaient tellement belles et intenses que j´ai alors décidé de poursuivre ce défit et de l´étendre aux classes parallèles de ma scolarité c.a.d fin des années 70´s. Le problème fut de savoir comment faire pour récupérer la liste complète des élèves de ces années-là.

Étant fils de professeur et connaissant encore de nombreux professeurs qui sont restés en Allemagne ou en Alsace, je me suis dit que peut être certains d´entre-eux auraient gardé quelques précieuses reliques de l´époque.

Mme Jacqueline Walter notre professeur de Mathématiques m´a énormément aidé, elle avait gardé quelques uns de ses cahiers de classes de l´époque… une mine d´or pour moi.

Grâce à ces cahiers de classe, j´ai pu retrouver en l´espace de 6 mois plus de 300 anciens élèves des années 74-79. Je dois aussi remercier le rectorat de Strasbourg qui m´a fait parvenir la liste des bacheliers des années 1977-79.

J´ai recontacté aussi plus de 120 professeurs mais peu d´entre-eux avaient gardé des vestiges de l´époque. Par la suite deux professeurs m´ont donné l´intégralité des classes qu´ils avaient eu durant tout leur parcours d´enseignant, Mme Monique Claussen-Serve (Anglais) de 1972-1996 et Monsieur Touyet (Mathématiques) de 1960 à 1976. Grâce à eux deux j´ai reçu plus de 350 classes originales avec tous les noms d´élèves. J´ai mémorisé ces classes dans un fichier Excel.

A l´occasion d´une rencontre FFA à Brignoles, j´ai aussi reçu de la main d´une ancienne secrétaire de la DEFA (Direction de l´Enseignement Français en Allemagne) une liste de 8100 noms d´élèves (1953-1999) avec leurs différents parcours scolaires.

J´ai bien sûr informatisé tout cela dans un fichier Excel, et en mariant ces 2 listes on obtient aujourd´hui une liste de 11.690 noms d´élèves avec pratiquement l´intégralité de leur parcours à Baden-Baden et plus de 549 classes originales. Et puis nous avons aussi mémorisé plus de 588 photos de classes (1946-1999) dont une partie provient de vos années chers Anciens !

JPB : Ta rencontre avec notre Association est récente, elle date du début 2006, date à laquelle je préparais une de nos réunions à Baden. Baden, c’était ta ville, tu y étais connu comme le loup blanc… je me souviens d’une de tes paroles :

« Ici c’est chez moi ! C’est moi qui vous invite ».

T’en souviens-tu ? Cela m’avait interpellé, pourquoi tant d’attachement ?

EC : Oh oui…. nous avons mangé ensemble au restaurant italien Garibaldi à Baden-Baden. On a fait plus ample connaissance autour d´une bonne table après s´être donné quelques coups de téléphone. Moi même j´étais émerveillé par ce que tu accomplissais comme travail pour rassembler les élèves de ton époque et surtout de nos pionniers qui ont été les premiers élèves à Baden-Baden après la 2ème guerre mondiale.

Ce fut un plaisir de t´inviter pour un bon petit repas…. tu es venu de Paris pour me rencontrer, cela va de soit que tu sois alors mon invité ! Mais si tu désires prendre une revanche….. Dis-moi alors quand je dois passer sur Paris ! (hi hi !)

 

JPB : Baden est véritablement ton fief, mais quelles sont les circonstances qui t-ont amené aux FFA ?

EC : Ma mère était institutrice à l´époque à Chalindrey en Haute-Marne, elle s´est remariée avec un ingénieur allemand et on est venu s´installer en septembre 1966 à Lahr où elle a obtenu un poste dans l´enseignement à l´école primaire française. Je venais d´avoir 7 ans.

JPB : Ta maîtrise de la langue allemande te permet de te fondre dans la population allemande. D’où te vient cette connaissance de la langue de Goethe ?

EC : Le beau-père étant allemand et ma mère professeur d´allemand et de français… j´aurai du être à la bonne école, mais le beau-père parlait toujours français avec nous à la maison, sauf quand mon frère et moi faisions des bêtises. C´est là que j´ai appris mes premiers gros mots dans une langue étrangère. Mais la langue germanique m´a procuré quelques difficultés jusqu´à l´âge de 11 ans. À partir de la 6ème j´ai eu besoin de quelques cours supplémentaires d´allemand avec une professeure que j´admirais énormément Mme Vollmer, certains d´entre vous l´ont eu aussi au lycée. Elle a su me faire adorer la langue allemande.

JPB : Ton accent germanique ne trahirait-il pas des origines de la rive gauche du Rhin ?

EC : Et bien non, je ne suis ni alsacien ni lorrain. Tu te souviens quand nous nous sommes contactés début 2006 par Mme Walter (professeur de Mathématiques), j´avais un accent germanique assez prononcé. Je ne parlais qu´allemand ou anglais pour mon travail et rarement français. Je crois que j´en oubliais ma propre langue maternelle. Cet accent est venu tout seul au fil des années… et depuis quelques temps j´habite en Alsace… et je commence à prendre l´intonation locale… mince je n´ai plus l´accent champenois !

JPB : Quelles sont les années que tu as passées au lycée Charles de Gaulle ?

EC : CM1 et CM2 à l´école Normandie juste à côté du lycée et de la 6ème à la terminale de 1970-79 avec deux redoublements ! Je n´en suis pas fier !!! C´est ma mère qui a du me pousser un peu…

JPB : Pendant ton long séjour, as-tu toujours séjourné à Baden ?

EC : Après Lahr en 1966, on a déménagé un an à Pforzheim. En septembre 1968 ma mère a obtenu un poste comme professeur d´allemand et de français au lycée. Toute la famille s´est alors établie à Baden-Baden, nous ne vivions pas dans les cités françaises mais dans le milieu allemand. Tous mes frères et sœurs ont passé aussi le BAC au lycée à Baden.

JPB : En 2006 tu exerçais professionnellement en Allemagne, pourquoi ce choix ?

EC : J´ai eu un parcours un peu accidenté. Après mon BAC en 1979, j´ai commencé mes études d´informatique en Alsace puis rapidement arrêté. J´ai alors travaillé deux ans au Casino de Baden-Baden comme “bar chef“ ce qui m´a permis d´apprendre intensément la langue allemande sur le terrain, puis un an sous les drapeaux au 110ème RI à Donaueschingen.

Ensuite j´ai repris mes études d´informatique et d´automatisation industrielle en Alsace. À la fin de mes études et après avoir passé un stage chez Siemens à Erlangen, j´ai postulé pour un emploi chez eux dans le domaine de l´automatisation des pipelines à Karlsruhe. Je voulais travailler en Allemagne car maîtrisant l´allemand et appréciant leur mentalité de travail. J´ai choisi de travailler pour une des deux plus grosses sociétés allemandes. Et je ne vous le cacherai pas, un salaire en Deutsch-Mark était plus attrayant qu´en Francs.

JPB : Si je comprends bien tu avais plus vécu en Allemagne qu’en France.

EC : Oui, j´ai vécu en tout 44 ans en Allemagne et aujourd’hui en Alsace. Je retourne cependant fréquemment à Baden-Baden… le flair de cette ville me manque et j´y ai encore plein d´amis. Je passe pratiquement à chaque fois devant notre ancien lycée… pourquoi je ne sais pas vraiment, mais je demanderai à mon psy !!

JPB : En 2006 tu avais déjà organisé une réunion de tes camarades de classe, et même de toutes les générations jusqu’à 1999; Comment est née cette initiative ? Hasard ? Nostalgie ? Initiative purement personnelle ? Ou la rencontre de quelques têtes pensantes qui voulaient revivre cet attachement à leur séjour en Allemagne ?

EC : Oui, mais ce n´était pas la première rencontre d´anciens élèves à Baden-Baden. J´ai organisé un grand week-end pour les 25 ans de BAC le 16-17 Octobre 2004 après avoir retrouvé plus de 300 anciens élèves de mes années.

130 élèves sont venus assister à cet événement et une douzaine de professeurs de cette époque. Nous nous sommes retrouvés dans la cour du lycée, quel beau moment intense et chaleureux, il y avait quelques beaux pleurs tellement sensibles de la part de quelques filles et des yeux assez humides chez certains garçons… nous avons visité les bâtiments avant qu´ils ne soient détruits. Les élèves explosaient de joie en rentrant dans les anciennes classes ou amphis et aussi la salle des professeurs, du surveillant général et du proviseur ! C´était assez bruyant comme retrouvailles… tous étaient très dissipés… comme à l´époque !

Le soir, nous avons fêté en grandes pompes au casino de Baden-Baden. Et comme je voulais faire bien et donner un petit caractère officiel dans le domaine franco-allemand, j´avais invité Mme Dr. Lang Maire de Baden-Baden et son époux. Elle nous a prononcé un beau discours sur l´avenir des cités françaises à Baden-Baden. Les rues de la cité Paris ont été rebaptisées par des noms de compositeurs et écrivains français. Le journal local a diffusé un article sur cette rencontre.

En novembre 2006, j´ai organisé le week-end de la 2ème rencontre d´anciens élèves «Les Seventies 70´s». Entre temps j´avais reçu l´information par Mme Walter que les bacheliers de 71-72 avaient organisé en juin 1997 les 25 ans de BAC au temps où le lycée était encore en fonction. J´ai alors contacté une partie de ces anciens élèves dont l´organisateur était Thierry Arnaud et on a essayé de faire un week-end qui réunirait l´ensemble des élèves de 70-79. Près de 77 élèves et une demi-douzaine de professeurs y ont participé.

JPB : Combien de fois vous êtes-vous ainsi réunis ?

EC : Et bien trois fois en tout pour les grosses manifestations, la dernière rencontre que j´ai organisée avec l´aide de trois anciens élèves de Landau fut sur Strasbourg en 2014. Il y avait plus de 70 élèves de différentes générations des lycées de Baden-Baden, Trêves et Landau.

JPB : Il y a t´il d´autres petites rencontres en France ou en Allemagne ?

EC : Et bien oui, tous les ans fin avril ou début mai une grande rencontre FFA sur Brignoles dans le Var. L´organisatrice est une ancienne élève du lycée Marie-France Casabianca (née Tardivat) qui a travaillé durant des années à la DEFA et aussi secrétaire du Proviseur au lycée. Cette rencontre annuelle remporte à chaque fois un franc succès. Tous les catégories et tranches d´âge y sont représentées, Il y a des gens des économats, du lycée, des élèves, des professeurs et d´autres personnels administratifs.

Autrement, il y a aussi plein de petites rencontres FFA ou du lycée qui se font sur différents départements et aussi à Baden-Baden. A chaque fois ce sont une dizaine d´anciens élèves qui se retrouvent. Il y a aussi les micro-rencontres devant le lycée quand un élève vient rapidement sur Baden-Baden.

JPB : En cet an de grâce 2015, 70ème anniversaire de l’ouverture du lycée Charles de Gaulle à l’Oberrealschule Graffzeppelin, tu as organisé une exposition photographique dans les locaux de l’a Event-Akademie EurAka, qui occupe notre ancien lycée. Quel accueil as-tu eu de la part des autorités allemande et de nos camarades ?

EC : Ce fut un coup du hasard cette exposition photographique, cela s´est joué à deux minutes près… en effet, un soir en passant vers 19H par le lycée avec un ancien élève, on s´est arrêté à la cafétéria et j´ai rencontré le proviseur de l´établissement juste avant qu´il quitte. Je me suis présenté et j´ai raconté que j´avais été élève dans cet ancien lycée et je lui ai expliqué que j´essayais de recontacter la plupart des anciens élèves qui ont fréquenté cet établissement pour organiser des rencontres à Baden-Baden. Je lui ai aussi précisé que j´avais en ma possession une liste de plus de 11.600 élèves et de nombreuses photos de classes et de la vie des élèves au lycée depuis 1945 à 1999. J´ai du faire très bonne impression car le proviseur m´a répondu très positivement. On s´est donné rendez-vous la semaine suivante, je lui ai alors montré l´ensemble des photographies que j´avais collecté depuis plus de 10 ans et je lui ai présenté une ébauche de projet que nous pourrions réaliser au sein de notre ancien lycée. Ce projet est basé en priorité sur le souvenir et la mémoire du Lycée Charles de Gaulle, de ses professeurs et élèves. C´est comme cela que naissent les grands projets !

Le 21 juillet 2015, j´ai présenté avec Monsieur Sven Pries (Proviseur de la Event-Akademie EurAka) cette exposition photographique avec une grande fierté et beaucoup d´émotion. Quelques professeurs et élèves y étaient présents ainsi que des officiels de la ville de Baden-Baden et des personnes des relations franco-allemandes. Beaucoup m´ont remercié pour cette initiative singulière et historique.

JPB : Le point d’orgue a été l’inauguration de la plaque commémorative rappelant le passage des 700 enseignants, 10 proviseurs et plus de 20.000 élèves au lycée Charles de Gaulle. Une très belle et très touchante initiative. Je suppose que ce fut pour toi l’instant le plus émouvant.

EC : J´ai bien préparé ce projet ; je voulais non seulement qu’il rende hommage aux élèves et professeurs du lycée et que nous ayons un petit coin de l’établissement où nous puissions effectuer un pèlerinage, mais aussi que les étudiants actuels de la Event-Akademie de Baden-Baden prennent conscience de la vie passée de ces locaux, grâce à l’exposition photos. Comprendre combien cet établissement reste ancré dans la mémoire de beaucoup d´élèves.

 

JPB : Tu ne tiens pas uniquement ce rôle d’organisateur mais tu as entrepris une tâche colossale en recensant tous les élèves qui ont étudié à Charles de Gaulle de 1945 à 1999, classe par classe, année par année, où en es-tu ? Et quand espères-tu terminer ce travail de Pénélope ? Peux-tu nous en parler ? Quoiqu’il en soit Chapeau !

EC : Oui, et je n´en vois pas le bout du rouleau… La liste des 11.600 élèves étant terminée, quoique tous les jours il y a des corrections à effectuer ou ajouter des élèves et photos. Mais elle n´est pas complète… il manque encore plus de 9.000 noms d´élèves. Mais il me reste encore un gros chapitre comme les «Palmarès» à informatiser, j´ai déjà commencé à entrer le nom des élèves mentionnés dans ces petits livrets, l´année scolaire, le type de classe, les mentions obtenues etc… les années 45 à 47 sont presque terminées mais il y a encore les 1948 à 1964 à informatiser. Au final j´aurai une partie des élèves de chaque classe entre les années 45 et 64 mais pas tous. Après il suffira d´intégrer cette liste Excel à celle des 11600 élèves… dans quelques mois j´aurai terminé !

JPB : En 2006, nous t’avions invité à déjeuner à Geroldsau, ce fut pour nous une réunion inoubliable. Beaucoup d’entre-nous avions étudié à l’ancien lycée, nous étions et nous restons les dinosaures du lycée Charles de Gaulle. Quelles furent tes impressions en te trouvant entourés des “Anciens“.

EC : Mon premier sentiment… « Ah, ils sont fortiches ces anciens !! ». J´étais en admiration devant ce travail effectué et j´étais émerveillé par la jeunesse et le dynamisme de certains élèves bien qu´ils aient eu plus de 20 ans d´écart avec moi. J´ai eu la grande joie de partager le repas à ta table ainsi qu´avec Mme Klein qui me connaissait par ma mère aussi enseignante… quelle mémoire !! .Une grande Dame et j´ai pu reconnaître qu´elle aimait taquiner l´un ou l´autre durant le repas et ses anciens élèves lui témoignaient de beaucoup de respect.

JPB : Nous t’avions retrouvé en 2012 à Oberhamersbach, le temps de notre AG, puis en novembre 2014 pour l’annonce de notre livre « Rencontres inoubliables ». D’année en année tu nous parais de plus en plus enthousiaste, est-ce cette amitié des anciens copains qui te pousse à aller toujours plus loin ? Il est vrai que tu as fait très fort en 2015. Bravo l’artiste !!

EC : Oui, j´étais venu avec Mme Engels (Histoire-Géographie). Nous avions pris le micro pour faire une petite présentation de ce que nous faisions pour le souvenir des anciens élèves du lycée. Il me semble avoir prononcé ces mots «Vous n´êtes plus seuls maintenant, la relève est assurée». En novembre 2014, j´ai répondu à votre invitation pour la présentation de votre livre historique. J´ai reçu un exemplaire de tes mains, que tu m´a dédicacé ainsi que Monseigneur Grégoire et le député Pierre Yves Le Borgn´.

Ce livre regorge de souvenirs tellement purs, authentiques et sensibles que je vois parfois la scène se dérouler devant moi en noir et blanc.

Nous t’avons ouvert les “pages de notre site pour que nos adhérents te connaissent mieux. Nous suivons des chemins parallèles, nous, une Association loi 1901 qui regroupe les anciens des années 1945/1965, les précurseurs de ces séjours en Allemagne qui ont partagé l’habitat de la population allemande et ton mouvement qui cible essentiellement les générations plus jeunes qui n’ont connu que les cités cadre. Il est vrai qu’entre un des nôtres, qui à l’âge de 18 ans passait son bac en 1945 et un élève de 11 ans qui entrait en sixième en 1999, date de la fermeture du lycée 60 ans les séparent, nous faisons figure de grands-parents…

Merci Eric pour tous tes efforts consacrés à pérenniser les souvenirs de ces potaches qui ont eu la chance de découvrir une ville, une région, un pays, une culture, un peuple… et de repartir vers d’autres horizons dans un état de plénitude.

La grande majorité d’entre nous a vécu la naissance d’une amitié franco-allemande annonciatrice de la construction de l’Europe.


«Bravo les Anciens et merci de nous faire vibrer !»

Merci

Je vous embrasse tous


Votre admirateur des années 70´s

Eric Conge et Jean-Pierre Bénaut                                        

 

2 réflexions au sujet de « Quelques instants avec Eric Conge »

  1. J’ai oublié de préciser qu’en 1950, la famille s’était enrichie d’un troisième enfant , en l’occurence mon frère Alain qui, lui aussi, sera « Badenois « de 1950 à 1964, date de notre retour en France, à Beaune ( Côte-d’Or) où notre mère exercera encore deux ans jusqu’à sa retraite en 1966.

  2. Je viens de lire ces quelques réflexions sur les » Anciens du Lycée Charles de Gaulle de Baden-Baden , puis de Baden-Oos car il faut préciser que tout a débuté en plein centre ville de Baden-Baden , à moins d’un kilomètre de la Sofienstrasse où j’habitais alors, avec mes parents, chez l’habitant ( Mademoiselle Hoffmeister et son frère Karl).Je pense que les deux gouvernements Allemand et Français s’étaient mis d’accord et qu’une partie de l’appartement des « Hoffmeister  » avait été réquisitionnée pour accueillir la famille Billy, à savoir : Pierre Billy , gendarme, Andrée Billy, professeure au Lycée Charles de Gaulle de Baden-Baden , puis de Baden-Oos de 1947 à 1964 et leurs deux enfants, Jean-François, né en 1944 à Coussey ( Vosges) et Yves, votre serviteur, né en 1947 à Neustadt (Palatinat)qui passera, ainsi, à Baden, les dix-sept premières années de sa vie. Et comme ma mémoire ne m’a pas encore trahi, que de souvenirs sont encore très présents plus de cinquante ans après !.

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