Un peu d’histoire… Le 5ème Hussards

    Je viens de relire l’article d’Alain Bernard intitulé « Vous souvient-il ? » paru dans notre Gazette N° 12 de septembre 2008… Il y parle du 5ème Régiment de Hussards, reconstitué à Coblence le 1er avril 1951, et dont son père, le colonel Louis Bernard, fut le premier chef de Corps au 20ème siècle.

    Il se trouve que les décisions mystérieuses de l’Administration républicaine m’ont affecté à ce régiment pour mon service militaire en 1963. Il était à cette époque basé à Weingarten (Bade-Wurtemberg), à un jet de pierre du Lac de Constance et de la belle cité de Lindau. Je le connais donc bien – et de l’intérieur si j’ose dire – y étant resté dix-huit mois.

Un peu d’histoire

    Le 5ème Régiment de Hussards, appelé jadis « Légion des Volontaires de Lauzun » puis plus tard « Hussards de Lauzun » est l’héritier des traditions de la Cavalerie du 18ème siècle. Fondé en 1778 par le roi Louis XVI il eut pour « mestre de camp et propriétaire » Armand-Louis de Gontaut-Biron, duc de Lauzun. Ce régiment s’est immédiatement fait remarquer en combattant aux côtés des insurgents américains en 1781, en particulier au siège de Yorktown, ce qui lui valut le titre rare de « Compagnon de Cincinnatus » Lire l’article

    Le 20 janvier 1795, le 5ème RH sera mêlé à une action peu commune dans les annales de la Cavalerie : la prise d’une partie de la flotte hollandaise à Texel – 12 grands bâtiments – la flotte était prise dans les glaces !!

    Pendant les premiers mois de mon service en 1963 mon chef de peloton s’appelait… le lieutenant Henri d’Orléans, à présent Comte de Paris et Duc de France.

    Mais j’ai personnellement apprécié mon séjour à Weingarten et au 5ème RH pour des motifs qui n’ont rien à voir ni avec l’aristocratie ancienne ni avec l’armée… À mon incorporation j’étais déjà sur la voie qui devait me conduire à mon engagement religieux et la ville de Weingarten est célèbre dans toute l’Allemagne du Sud pour son abbaye bénédictine fondée en 1056 et dédiée à saint Martin de Tours.

    Mon père spirituel avait écrit au Père Abbé de cette vénérable abbaye et je fus reçu, pour la plupart de mes permissions, dans la communauté des moines qui étaient encore nombreux à l’époque (l’abbaye est fermée depuis 2010 faute de vocation…), si bien que j’étais Hussard pendant la semaine et pendant les week-ends je chantais l’office au chœur.

    Cette communauté avait déjà la particularité de pratiquer le double rite : romain et byzantin. L’Office était souvent accompagné par le Grand Orgue, instrument prestigieux du 18ème siècle – quelque chose comme la « Rolls Royce des orgues… » – construit par Joseph Gabler en 1749, 77 registres sur 4 claviers et pédalier, plus de 7500 tuyaux, des tirasses de registres en ivoire massif !

– Le 5e RH a quitté Weingarten en 1969, mais les anciens de ce régiment se réunissent régulièrement – soit en France à Lauzun, soit à Weingarten même, car ils sont associés, dans une Amicale franco-allemande, à leurs homologues de l’Armée allemande.

Michel Mendez (Monseigneur Grégoire)

Je suis retourné à Weingarten il y a trois jours et j’ ai eu du mal à retrouver la caserne et l’ infirmerie à coté transformées en immeubles de bureau ! Seul le poste de police est resté en place avec un look rénové. J’ y suis resté 16 mois en 1967 et 1970 avec 8 mois passé à l’ infirmerie après mon  » diplôme » d’infirmier obtenu à Metz au service de santé.
La ville a bien changé en 50 ans mais le centre ville est super accueillant et la basilique magnifique…
il reste les souvenirs, les manoeuvres au Valdahon dans le jura, les marches de nuit, le parcours du combattant verglacé l’ hiver et la fraternité entre les appelés de toutes catégories sociales. On en bavait un peu mais l’ époque était formidable !
afdomper@yahoo.fr

Cliquez sur les titres des articles pour les relire :

Vous souvient-il ? Jean-Paul Broda
Amusant ce souvenir intitulé : Alain Bernard

 

2 réflexions au sujet de « Un peu d’histoire… Le 5ème Hussards »

  1. Je suis retourné à Weinegarten il y a trois jours et j’ ai eu du mal à retrouver la caserne et l’ infirmerie à coté transformées en immeubles de bureau ! Seul le poste de police est resté en place avec un look rénové. J’ y suis resté 16 mois en 1967 et 1970 avec 8 mois passé à l’ infirmerie après mon  » diplôme » d’infirmier obtenu à Metz au service de santé.
    La ville a bien changé en 50 ans mais le centre ville est super accueillant et la basilique magnifique…il reste les souvenirs, les manoeuvres au Valdahon dans le jura, les marches de nuit, le parcours du combattant verglacé l’ hiver et la fraternité entre les appelés de toutes catégories sociales. On en bavait un peu mais l’ époque était formidable !

    1. Bonjour
      engagé volontaire le en août 1967 j’ai regagné le 5èime RH à Weingarten en 1968 ou nous avons du partir pour VIEUX- BRISACH à la frontière suite aux événements de mai 1968 je suis resté 5 ans à Weingarten ville merveilleuse avec ses Gasthaus OUI comme vous vous dites on en bavait souvent mais c’était des souvenirs inoubliables j’aimerais pouvoir y retourner pour me souvenir

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