Pierre Boulez nous a quittés

« Sans curiosité on dépérit »,

déclarait Pierre Boulez, dans une interview en novembre 2011, quand on lui accorda une distinction honorifique pour l’œuvre de sa vie.  C’était le crédo de Pierre Boulez, décédé mardi 5 janvier à Baden-Baden, à l’âge de 90 ans. Il était chef d’orchestre et compositeur de notoriété internationale. Il a fondé plusieurs établissements musicaux, dont L’Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique (IRCAM) au Centre Pompidou.

    En Allemagne on connaît son leitmotiv rapporté par le magazine DER SPIEGEL :

 « On devrait faire sauter l’opéra. Là où on présente une pièce de théâtre, on ne peut pas jouer un opéra. Cela serait peu digne de foi ».

   Il ne fit évidemment pas sauter d’opéra, mais fit sauter les préjugés traditionnels, comme, en 1976 à Bayreuth, en dirigeant une œuvre de Richard Wagner avec une mise en scène de Patrice Chérau. Ce fut la révolution musicale du siècle !

« J’avais envie de briser la tradition » avait-t-il dit.

   Avec le temps il est devenu plus poétique, mais toujours à la recherche de l’innovation. Son répertoire s’étendait de la période classique jusqu’aux temps modernes et sa composition musicale par ordinateur.

« Je me rebelle contre le provisoire en sachant que tout ordre est fait pour être changé un jour ».

     Pierre Boulez né le 26 mars 1925, était le fils d’un ouvrier sidérurgiste à Montbrison dans le Val de Loire. Il développa la musique dodécaphonique, composée de chiffres et d’intervalles, imaginée par Arnold Schoenberg. Ce style de musique est qualifié d’atonale, chaotique et musique désordonnée comme dans “Le marteau sans maître“.

   « Il faut prendre son temps pour la comprendre », déclara son ami pianiste Pierre-Laurent Aimard.

   Selon Wolfgang Rihm, compositeur allemand contemporain, les compositions de Pierre Boulez « ne sont pas du tout froides ».

« Dans la musique de P.Boulez il y a des domaines hermétiques et énigmatiques », affirmait Rihm, « Mais c’est la substance qui durera. »

   Le directeur du Musée de Karlsruhe classe Pierre Boulez parmi les trois compositeurs les plus importants de notre temps.

     Il a dirigé régulièrement l’orchestre de la Südwestfunk de Baden-Baden, BBC Orchestra de Londres et New York Philharmonic Orchestra. Il n’aimait pas les vastes salles de concert et préférait les pièces intimes pour la musique de chambre ; Il avait renoncé à la baguette et à l’habit queue de pie.

   À l’occasion de son 90ème anniversaire la ville de Baden-Baden lui attribua le droit de “Cité honoris causa“. Étant malade il ne pouvait plus se rendre aux concerts et aux représentations théâtrales, mais il les regardait et écoutait à domicile grâce aux émissions en direct de la télévision.

   « Sa tête est toujours pleine de musique » annonça son porte-parole.

Vous pouvez retrouver Pierre Boulez sur notre site dans un article paru début 2015 en cliquant ICI

Informations du BADISCHE NEUESTE NACHRICHTEN extraites et traduites par mon ami Walter Karcher que nous remercions chaleureusement.

Il faut souligner que Pierre Boulez , qui avait adopté Baden-Baden comme terre d’accueil, avait reçu La Croix Fédérale du Mérite en 1990 (Bundesverdienstkreuz), mais aussi en 2004 la Médaille d’Or de la ville de Baden-Baden (die Goldene Ehrenmedaille) et sa carrière fut couronnée en 2015 par le titre de Membre d’Honneur de la ville de Baden

Notre site est toujours à la pointe de l’actualité… et ce n’est pas la première fois que l’on y parle de ce très grand artiste qui innova en matière musicale .

Je suis heureuse de savoir qu’il a fini sa vie à Baden Baden qui l’a si bien honoré …

                                                                                                                                                                                       Yvette Isaac


2 réflexions au sujet de « Pierre Boulez nous a quittés »

  1. Il faut souligner que Pierre Boulez , qui avait adopté Baden-Baden comme terre d’accueil, avait reçu La Croix Fédérale du Mérite en 1990 (Bundesverdienstkreuz), mais aussi en 2004 la Médaille d’Or de la ville de Baden-Baden (die Goldene Ehrenmedaille). Sa carrière a été couronnée en 2015 par le titre de Membre d’Honneur de la ville de Baden

  2. Notre site est toujours à la pointe de l’actualité …et ce n’est pas la première fois que l’on y parle de ce très grand artiste qui innova en matière musicale .

    Je suis heureuse de savoir qu’il a fini sa vie à Baden Baden qui l’a si bien honoré …

    Yvette Isaac

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.