Mein kampf

    Mein Kampf est à nouveau en vente libre dans toutes les librairies allemandes ! Les allemands se ruent sur cet ouvrage qui est la deuxième vente actuelle Outre-Rhin…

    Ce qui me rappelle un souvenir du temps où j’étais en classe de Philo dans notre cher lycée Charles de Gaulle à Baden Baden :

    Notre cher Professeur de philosophie, Mr WAECHTER…

lors d’un de ses cours avait évoqué ce « Mein Kampf « …. très brièvement ! J’avais voulu en savoir plus… et rentrant à la maison le weekend  à Landau  et fidèle lectrice de la bibliothèque militaire, j’allais chercher cet ouvrage. Le jeune officier qui faisait office de bibliothécaire voyant que je n’aboutissais pas dans mes recherches vint à mon secours et me demanda quel livre je recherchais… Je répliquai immédiatement « Mein Kampf » d’A. Hitler …

    La réaction du jeune officier fut… cinglante ! :

  « Mademoiselle Barale, vous savez qu’ici vous êtes dans la bibliothèque de l’Armée Française ? »

    Il était rouge de colère ! j’eus droit à un bon sermon… et je m’enfuis très vite honteuse… sans avoir tout compris. J’avais 18 ans, et arrivai du Maroc où j’avais passé toute la période de la guerre… ce qui peut un peu expliquer ma naïveté !

    Le soir, à table, mon père nous demanda ce que nous avions fait de notre journée…

    Quand je lui dis que comme d’habitude j’avais été à la bibliothèque  et que je m’étais fait… rabrouer par le jeune officier qui en était chargé et que je lui dis quel livre je recherchai… il faillit s’étrangler !

« Non ! Tu n’as pas fait ça ??? Ma fille est folle !!! »

Lirai-je ce livre ?

Yvette Isaac

    Cette anecdote d’Yvette me rappelle un souvenir personnel, extrait de mes souvenirs « Enfance nomade »    ( Période de guerre, 1942 ? 1943 ? …)  :

    Sur le quai d’Episy, à la sortie de la ville, il y avait une petite ferme, ma mère en connaissait le propriétaire, il faut dire que tout bon citoyen se devait d’être en bon terme avec les cultivateurs. Le paysan élevait un superbe cochon, de visite en visite je le voyais grossir, arrivé à terme il ferait la joie des cuisinières, à qui un bout de lard, à qui une côtelette… pour moi c’était l’attraction de la visite, ma mère lorgnait certainement sur les jambonneaux…

    Un jour le propriétaire nous confia :

– “ Il s’appelle officiellement Clairon mais entre nous, nous l’appelons Hitler ! “.

    Quel merveilleux nom de baptême ! J’en ai peut-être mangé un bout sans savoir qu’une quinzaine d’années plus tard, j’irai “ pisser “ sur son bunker à Berlin.

Jean-Pierre Bénaut

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