Paris brûle t-il ?

    Pour ceux d’entre vous qui étiez présents à Baden-Baden entre 1947 et 1966, vous avez peut-être au hasard d’une promenade dans le kurpark, croisé un homme d’âge mûr à la silhouette rondelette, au visage débonnaire. Un officier supérieur allemand qui restera dans l’histoire et qui a été médiatisé par le film « Paris brûle t-il ? ». 

    Vous avez reconnu le Général VON CHOLTITZ.

    Jeune officier, il fut blessé à plusieurs reprises lors de la première guerre mondiale.

    Dès 1939 il occupa des commandements importants et participa activement aux combats en Belgique et en Hollande où il commanda la prise meurtrière de Rotterdam.

    A l’est ses fonctions l’appelèrent en Pologne, en Roumanie et surtout en Russie… où  l’Allemagne donna libre cours à sa soif d’hégémonie.

    En 1944 il fut nommé par Hitler au rang de Gouverneur du « Groß Paris ». Sa mission était claire, défendre la ville quitte à la détruire. Toutes les dispositions étaient prises, mais …

    Mais… Le Général Von Choltitz avait compris qu’Hitler était atteint de démence, que la guerre était perdue, que l’étau se refermait de jour en jour sur l’Allemagne. Von Choltitz était soldat, il devait obéir… c’était pour lui un dilemme, un douloureux cas de conscience, une question d’honneur… Que doit faire un militaire face à l’absurdité d’un ordre ? Les mots se bousculaient dans son esprit : désobéir ?  fuir ? capituler ? se donner la mort ?

    Quelque soient ses motivations…  la peur de subir la loi du talion, pour ses hommes, pour sa famille, pour lui même… la perspective du bain de sang que provoquerait la destruction de Paris… le remord, la honte d’être le bras armé de ce geste désespéré et inutile, alors qu’il  éprouvait de l’admiration pour la ville lumière…  il tergiversa et finit par accepter le cessez-le-feu négocié avec les Gaullistes via le Consul de Suède et quelques jours plus tard il se rendit au Général Leclerc.

    Prisonnier des alliés, il fut libéré en 1947. Le Général Von Choltitz  se retira à Baden-Baden où il écrivit ses mémoires et y mourut en 1966. Il fut enterré au cimetière de Baden en présence d’officiers supérieurs de l’état Major des FFA.

Un article très intéressant  à LIRE

JPB

 

 

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