Le nouveau château

 

    A peine le vieux château achevé que fut entreprise la construction d’un autre château, à Baden même, sur le sommet de la hauteur à laquelle s’accrochait la ville.

    Peut-être y eut-il là un temple romain. Dès l’époque mérovingienne, nous retrouvons dans les jardins du Saint Sépulcre, 7 gros piliers se soutènement d’un mur qui devait entourer le sommet de la colline.

    Au XIII siècle un petit château gothique, dont les caves existent encore et rappellent celles de Hohenbaden, fut construit.

    Il est probable qu’un château plus important fut construit par la suite, puisque le testament de jacques 1er, en 1453, mentionne “un château neuf, près de la ville“ et le qualifie de “grand palais de style gothique“

    Charles 1er, Christophe 1er, Philippe 1er firent exécuter différents travaux. Notamment des fortifications, une tour des archives et la porte d’entrée qui porte la date de 1873. C’est alors Philippe II entrepris la construction d’un nouveau château de style renaissance d’après les plans de l’architecte Kaspar Weinhart de Benedikt-Beuren.

    Au milieu du XVII siècle, le Margrave Guillaume acheva l’entrée du palais, agrandi les escaliers et embellit la chapelle. Il fit installer au rez-de-chaussée une salle de bains qui existe encore et qui fut considérée comme un modèle à l’époque.

    Enfin il utilisa une de ses vastes caves pour en faire une salle du trésor, fermée par une porte en pierre qui ne se distinguait pas du reste de la muraille.

    Après l’incendie du 24 août 1689, le margrave Louis-Guillaume et la comtesse Sibylla-Augusta firent exécuter des réparations de première urgence. Les toits furent refaits, le bâtiment datant de Jacques 1er garda un étage ; le château Renaissance fut doté d’un nouveau pignon, de grandes fenêtres de style baroque et de sa toiture actuelle.

    Mais, bientôt le château de Baden fut délaissé pour celui de Rastatt où les margraves transportèrent leur résidence.

    Toutefois, au cours du XIX siècle, le château neuf connut une nouvelle vogue.

    En 1806, il devint résidence d’été, puis, afin de recevoir dignement les visiteurs de marque qui venaient prendre les eaux, de 1845 à 1847 ; d’importants travaux d’aménagement qui donnèrent au château la physionomie qu’il présente aujourd’hui.

    Actuellement, on ne visite pas le château neuf, mais nous n’avons pas beaucoup à le regretter.

    Il fait bien pâle figure, ce château badois, à côté des délicieuses demeures et logis Renaissance que nous rencontrons chez nous, dans l’Ile-de-France et dans le val de loire. Cette bâtisse massive et prétentieuse n’a emprunté que peu de choses au style dont elle se réclame et qui offrait, cependant tant de grâce, de finesse et d’élégance.

    Quant à l’intérieur, il se compose de pièces aux décorations trop fastueuses et trop lourdes, dans lesquelles s’étale un mobilier d’un goût souvent douteux.

   (Promenade Historique à travers Balen-Baden de Raymond Sereau et Henri Gayot )

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