Baden – Le Kurhaus

    En 1947, le kurhaus était encore réquisitionné par les militaires français. Ils organisaient des manifestations sportives dans la salle de théâtre, des expositions artistiques dans le promenoir de la Trinkhalle, et parfois même des expositions sur l’armement des F.F.A.

                                                               extrait de :    “Das war das 20 Jahrundert in Baden Baden“   

   Heureusement ce lieu si prestigieux fut rapidement rendu  aux autorités de la ville, et il retrouva sa vocation d’accueil des curistes,  de salle de jeux et de concerts.

En voici l’histoire :

Le Kurhaus

Pendant que s’opérait la transformation des vieux moulins, qui perdaient peu à peu leur caractère rustique pour devenir des buts de promenade ou des résidences de la haute société, sur la rive gauche de l’Oos se développait ce que nous appelons, de nos jours, le Kurhaus.

Certes, un établissement existait déjà en 1765. Il occupait l’emplacement où s’élève l’aile gauche du Kurhaus actuel et était relié par une allée de châtaigniers à une “chützenhaus“ ou baraque de tir construite à proximité du Leopoldsbrücke.

Devant ce bâtiment appelé “Promenadehaus“ s’étendait une grande place où se tenait le marché et où se tenaient toutes sortes de réjouissances.

Bientôt, sous les châtaigniers, s’élevèrent deux rangées de boutiques, ancêtres de celles que l’on trouve au même endroit aujourd’hui.

Le “Promenadehaus“ était, en principe, réservé au Margrave durant ses séjours à Baden-Baden, mais, pendant les absences de ce prince, des salles de jeu et de lecture étaient ouvertes au public.

Lorsque au début du XIXème siècle, l’état badois devint propriétaire  du “Promenadehaus“, l’architecte Weinbrenner, dont le nom est intimement lié à tous ses embellissements, l’agrandit d’une vaste salle de danse.

Peu de temps après, en 1810, la direction de l’établissement était confiée à un Français ; François Chevilly. Avec lui, le bâtiment principal était prolongé vers l’ouest tandis que Weinbrenner construisait, de l’autre côté, un théâtre en bois destiné aux troupes de passage.

Vingt ans plus tard nous assistons à de profondes transformations : Weinbrenner rehaussait le “Promanadehaus“ d’un étage et sur l’emplacement du théâtre en bois démoli et remplacé avantageusement par le théâtre actuel, l’architecte édifiait la colonnade qui demeure le plus bel ornement de la façade.

Enfin, le “promenadehaus“ changea de nom : il devint “Konversations-haus“ et c’est encore à un Français, Antoine Chabert qu’on en donna la direction lorsqu’en 1824 les travaux furent achevés.

De 1831 à 1871 ; une famille française, les Benazet avec Jacques Benazet et son fils Edouard puis son neveu Emile Dupressoir, fut chargée de présider aux destinées du Kurhaus qui, encore transformé, agrandi et embelli, prit à cette époque l’aspect qu’il a aujourd’hui.

 (Heinrich Berl a écrit : “De Monsieur Chevilly à Monsieur Chabert, Baden-Baden devient de plus en plus parisien ? de Monsieur Chabert à Monsieur Dupressoir, c’est Paris !“ (“Das Weltbad im Spiegel der Welt“)

Après la guerre de 1870, les Benazet se retirèrent et les jeux de hasard furent supprimés ;

Les salles de jeu ne furent rouvertes qu’en 1933, conséquence inattendue de l’avènement du régime hitlérien.

Afin de faciliter le séjour des curistes qui se tenaient surtout aux abords du Kurhaus, on abandonna la “Trinkhalle“ construite près des sources, et l’architecte Hübsch fut chargé en 1939 , d’en édifier une autre, monumentale, à proximité de l’allée qui longe l’Oos. Elle est décorée d’une fresque de Götzenberger rappelant les 14 légendes de la Forêt Noire. Sur le fronton, un bas-relief représente “La guérison par la Nymphe de la Source“

Promenade Historique à travers Balen-Baden de Raymond Sereau et Henri Gayot )

 

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