Les Banats !

    L’organisation de l’enseignement français en Allemagne n’a pas été sans poser de problèmes. Tout était à construire : réquisitionner les locaux, externats et internats… établir les programmes, se procurer les matériels… recruter les enseignants, certains venaient directement des cadres réservistes qui avaient participé à la campagne d’Allemagne… il fallait faire face à l’enseignement des enfants des personnels civils et militaires… un travail de longue haleine dans une situation d’urgence.

   Mais il y avait aussi des cas isolés tel que cette minorité baptisée les Banats,  Ce sont des gens de souche française, immigrés d’Europe centrale, qui manifestèrent de revenir vers la mère patrie.

   Voici un article très intéressant traitant de ce sujet, extrait de :

« La direction de l’enseignement français en Allemagne »  (LE LIRE) 

    Cette migration était peu de choses au regard des millions d’Allemands chassés d’Europe centrale, certains n’avaient jamais vécu dans leur patrie. Les siècles se succèdent, les flux migratoires s’enchainent…

    Cela me rappelle un courriel de Josette Wiesmann qui évoquait, entre autres, un souvenir personnel vécu à Fribourg, peu d’année après la fin de la guerre.

Bonjour,

    Je viens d’acheter un livre tout nouveau par Keith Lowe (UK) qui s’appelle: Savage Continent: Europe in the Aftermath of World War II  (que l’on traduira peut-être par Continent Sauvage : L’Europe au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale).

    Je l’ai acheté parce que j’aime l’histoire contemporaine bien sûr, mais aussi parce qu’on y parle des migrations forcées (par les habitants du pays avec la bénédiction des Alliés parfois…) de groupes ethniques (par exemple 12 à 14 millions d’Allemands ont été chassés de Roumanie, Tchécoslovaquie, etc.…) et que je me rappelle dans mes tous premiers souvenirs, d’avoir vu à Fribourg en 47 ou 48 ou peut-être 49 et même 50 (je ne sais pas exactement), des nombreux groupes de personnes dans des tentes sous les viaducs de la gare centrale ; près de la petite gare de Fribourg-Wiehr , il y avait des cabanes en bois où je me suis aventurée un jour, c’était un groupement de Quakers américains qui s’occupaient de nourrir et loger les orphelins allemands.  Comme je ne parlais que le français et eux l’anglais, ils m’ont prise pour une orpheline et m’ont servi un repas…

    Avez-vous de telles anecdotes/souvenirs de l’après-guerre en Allemagne ? Merci de me le faire savoir.

    PS Si vous connaissez des personnes qui ont vécu à Fribourg ou dans une ville allemande de 46 a 50, pourriez-vous leur demander la même chose et me la transmettre ?

 

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