In fine !

    Voici le dénouement de la plainte de M. X au sujet de l’inconfort du lycée de Baden en 1946. Finalement vous n’étiez pas si  « Infréquentables » ( relire)    et la réponse de l’Administrateur  Général LAFFON « Après mure réflexion » (Relire)  s’était montrée très prudente face à  une situation dantesque…

    Voici une mise au point qui renvoie le plaignant à ses réflexions…

 

REMARQUES

Sur la lettre de M.X relative au Lycée de Baden-Baden

  •  Il y a une douche par semaine, mais il est évidemment possible à un élève qui veut y échapper de tromper la surveillance et de ne passer à la douche qu’une fois par mois.
  •  Il n’y a pas 14 lavabos, mais 14 lavabos par étage. Il n’y a pas encore en effet d’eau chaude, elle n’est pas prévue.
  • Il n’a pas été possible d’organiser une infirmerie et, malgré les réclamations officielles, il na pas été accordés de crédits pour une infirmière. Cependant du fait d’un accord avec le service de santé, les malades doivent être transférés dans les infirmeries et hôpitaux de la ville. Il n’y a donc eu en effet aucun malade contagieux qui soit resté dans un dortoir.
  • Je passe las réponses que l’on met à la bouche du Proviseur qu’il n’est pas difficile de rétablir.
  • De par la disposition même des pièces, étant donné le nombre de pièces, on a en effet à plusieurs endroits resserré les lits pour gagner de la place. Dans l’état actuel des locaux c’est la seule solution possible pour éviter de renvoyer des internes. Aucune plainte n’a jamais été formulée ni par les élèves, ni par les parents, ni par les surveillants.
  • S’il y avait eu des punaises cela ses saurait. Mais il est évident qu’il est toujours possible de trouver des punaises sur un élève sale.
  •  Il y a un nombre suffisant d’armoires et de tables de nuit.
  • La durée de sommeil est d’une dizaine d’heures. Les 7h 3/4 indiquées ont peut-être trait à la période où les grands élèves étaient autorisés à veiller pour préparer la deuxième session de baccalauréat (octobre).
  • Le règlement prescrit en effet pendant la période d’hiver la fermeture des fenêtres la nuit dans les dortoirs.
  • Il n’est pas constaté que la lumière soit insuffisante. Il est probablement fait allusion à des lampes dont l’ampoule était inutilisable et dont le remplacement ne peut plus être assuré comme autrefois du jour au lendemain.
  • La nourriture est celle de la ration réglementaire qui n’a évidemment rien de commun avec les plats fins que l’on déguste dans certaines délégations supérieures.
  •  La phrase «  gouvernement par le personnel allemand » veut sans doute dire que ce personnel exécute les ordres qui lui sont donnés, même si certains élèves indisciplinés essaient de les enfreindre.
  •  Après déjeuner il y a une récréation. Si certains élèves ne savent y trouver de but ni de distraction, ils sont véritablement très à plaindre.
  • Quant aux critiques faites aux professeurs, comme le corps enseignant a été régulièrement inspecté par plusieurs Inspecteurs Généraux venus de France, il vaudra peut-être mieux se reporter à leurs comptes rendus d’inspection.
  • Je n’insisterai pas sur l’incohérence du dernier paragraphe où l’on fait faire aux élèves deux heures de cross sans préparation, tandis qu’en même temps ils vomissent après un 500 mètres, exercice fort bénin pour des jeunes gens, ni sur le fait que si un élève casse ses lunettes, le Directeur de l’éducation Publique puisse être taxé de maladresse.

 J’ajouterai simplement à ceci que l’informateur de M.X. est son fils, recalé deux fois au baccalauréat, jugé mauvais élève par tous ses professeurs, sauf en anglais où il est estimé très bon, et récemment puni pour insolence et grave indiscipline.

Étant donné la date de cette lettre, je pense qu’il faut simplement la classer au nombre des rapports, dénonciations, plaintes, rédigés entre le 10 et le 20 décembre et qui faisaient partie de l’offensive bien orchestrée dirigée contre l’éducation Publique.

LE Directeur de l’EDUCATION PUBLIQUE

Signé SCHMITTLEIN

 

 

 

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