Hommage à Mme Klein

 30 novembre 2013

    Beaucoup d’entre-nous doivent se souvenir de Madame Françoise Klein, Professeur de lettres au Lycée Charles de Gaulle de 1947 à 1973, vingt six ans d’enseignement… période pendant laquelle tous nos adhérents ont fréquenté l’établissement et pour certains bénéficié de son enseignement.

     Madame Klein, qui était membre d’honneur de notre Association, est décédée il y a exactement deux ans le 30 novembre 2011, à l’époque nous en avions été informés par hasard sans connaitre la date précise de son décès, et nous avions publié cet entrefilet dans la gazette de notre Association :

 « Au revoir Madame Klein (janvier 2012)

     Nous venons d’apprendre le décès de Madame Françoise Klein, Professeur de lettres au Lycée Charles de Gaulle. Nous garderons le souvenir d’une grande Dame, à l’œil vif, au regard pétillant, à l’esprit plein d’humour… qui avait participé à plusieurs de nos réunions et qui s’était exprimée dans les colonnes de notre gazette par quelques souvenirs croustillants. Nous garderons en mémoire sa grande simplicité et sa grande gentillesse. »

    Il y a quelques jours nous avons été contactés par son frère M. Michel Casse. Nous avons ainsi appris la date précise de sa disparition, le 30 novembre 2011, aujourd’hui même le deuxième anniversaire de sa disparition…

    Depuis quelques temps nous voulions publier les florilèges de ses anecdotes qu’elle aimait nous distiller, c’est l’occasion aujourd’hui ou jamais de lui rendre hommage en les diffusant.

Bravo Madame Klein et merci de tout cœur !

Son frère Michel nous précise :

 »    Madame Klein se nommait d’abord Melle Françoise Casse, puis depuis fin 1951 Mme André Klein, elle nous a quittés dans sa 89°année le 30 novembre 2011, jour de la fête de son mari, qui l’avait brutalement quitté 38 ans plus tôt. Y-a-t-il d’anciens élèves qui se souviennent d’elle ? »

 Les florilèges des anecdotes de Madame Françoise Klein

Le clin d’œil de Mme Françoise Klein   » A capella « 

    Le jour de la rentrée, où les élèves n’avaient ni livres, ni cahiers, chacun avait sa recette !

    Le Professeur de musique, Madame Russel, pensait à sa future chorale et convoquait un à un les élèves au piano :

 » Chantez-moi ce que vous voulez !»

     Elle exécutait au piano l’air de la chanson proposée par l’élève ! Elle arrive à la fin de l’ordre alphabétique… C’était un amour de petit garçon, bichonné par sa Maman…

Le Prof : « Que chanterez-vous ?»

L’élève : « Moi ? La carotte ! »

Le Prof : « Je ne connais pas ! »

L’élève : « Pourtant c’est très connu ! »

Le Prof : « il faudra chanter sans le piano ! »

Et l’on entendit avec énergie et brio :

     « Encore une carotte cassée, c’est l’vitrier qui passe… » . Je crois que ce petit bonhomme, qui était Alsacien, est devenu un vénérable Pasteur ! Chante t-il des psaumes sur l’air de la carotte ?                                                                    

 Le clin d’œil de Mme Françoise Klein  » Lapsus « 

     A la fin du trimestre, nous écrivions nos remarques sur le travail et les résultats de chaque élève. Avant que ces bulletins soient recopiés, le Proviseur nous réunissait, lisait nos commentaires et parfois demandait précisions ou modifications !

    Un jour, il lit un bulletin de 1re ou de terminale (en Maths…)

    Le Proviseur horrifié dit « Mademoiselle, vous n’avez mis qu’un « S » à baisser » ?   Et le prof de maths d’ajouter (pas gênée d’avoir fait la faute !) « De toutes façons, Monsieur le Proviseur, c’est la vérité » 

 Le clin d’œil de Mme Françoise Klein   » Relevé de notes « 

    Monsieur Dupont lisait dans la classe les relevés des notes de chaque composition. Un jour, l’élève Casse, (d’ordinaire très bon élève), avait raté sa composition, ainsi que son copain « Maire ». Après la série des « untel….18, untel…17 etc.… » la dernière ligne arriva :

« Casse et Maire deux »

Toute la classe éclata de rire.

Le Proviseur sembla ne pas savoir pourquoi !

Et voici le commentaire de l'élève Casse en novembre 2013 :
J'étais tellement effondré à ce moment-là que je n'ai pas, moi non plus, réalisé le jeu de mots involontaire du proviseur. Il a fallu qu'au cours de l'après-midi les copains rigolent et me chassent en me disant que je sentais mauvais (en fait ils devaient utiliser un autre mot !).

 Le clin d’œil de Mme Françoise Klein   » Elle sait tout ! « 

    Qu’ils étaient polis et disciplinés les petits sixièmes qui attendaient, le doigt levé, qu’on les interroge… Je donne la parole à un petit bonhomme qui me dit :

« Vous savez Madame que … »

 Et son voisin donne un coup de coude dans les côtes et j’entends :

« T’es pas fou de lui dire « vous savez … » elle sait TOUT ! »

 Le clin d’œil de Mme Françoise Klein   » Le Kurhaus « 

     Mademoiselle Marie arriva à Baden dans les tout premiers jours du Lycée, fin 1945…. On lui indiqua de se rendre, pour remplir les papiers, à cet hôtel de la rue qui montait à gauche du Kurhaus. Elle demanda son chemin à un soldat, qui comme elle, ne savait pas un mot d’Allemand. Il lui indiqua le Kurhaus… qu’il prononçait …le « Cul Rose»… et elle le quitta en maugréant « Le Goujat » …

 Le clin d’œil de Mme Françoise Klein  « La maîtresse de qui ? »

      En 1946, au Kurhaus, les Français et les alliés entraient pour les repas, c’était interdit aux Allemands ; et un soldat contrôlait les entrées. Une jeune et charmante demoiselle s’aperçoit qu’elle avait oublié sa carte FFA… Elle explique au soldat « je suis maîtresse d’Internat » et le soldat ignorant le vocabulaire de l’éducation Nationale vocifère, tonitruant :  « La maîtresse de qui ? »

 Le clin d’œil de Mme Françoise Klein    » Ca fait mauviette ! « 

    Si les établissements scolaires ont été installés à Baden-Oos dès la construction des cités-cadres ; seul le jardin d’enfants était resté à Baden-Baden, un car les conduisait et les ramenait.  Le jour de la rentrée, anniversaire aussi des 3 ans d’un de mes fils ! (on ne les prenait pas avant les trois ans sonnés), son Papa le conduit au car le matin et s’apprête à en faire de même l’après-midi… Le petit, énergiquement, refuse d’être accompagné ! Stupeur des parents… le petit se tourne et déclare péremptoire :

 « être conduit… ça fait mauviette ! » 

 Où prennent-ils tant de vocabulaire à trois ans !!!


Message de Bernard Michault  (29.08.2019)

Elle a été mon prof de français-latin en 69-70 et 70-71, je me souviens que son fils était dans ma classe, mais pour moi ça n’est pas un bon souvenir, on était très nombreux (pas loin d’une quarantaine je crois me souvenir). L’année précédente, j’avais Monsieur Simon comme prof de français et j’avais adoré son enseignement. Et je me souviens d’ailleurs qu’il avait un homonyme qui était prof de sport. J’ai appris quelques années plus tard, aux « trois jours », qu’il (le prof de sport) s’était tué en montagne.

 

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