On ne badine pas avec

Le règlement…

    Lors de nos retrouvailles en juin 1999 à Baden-Baden, nous avons revécu, le temps d’une matinée, cette extraordinaire atmosphère qui régnait au lycée Charles de Gaulle.

    En regardant l’exposition photo, un détail m’avait profondément frappé… Votre tenue vestimentaire… Mesdemoiselles ! Pardon Mesdames ! Vous étiez toutes plus élégantes les unes que les autres, c’était une des façons d’exprimer votre personnalité ! Vous aviez beaucoup de charme ! Beaucoup de classe !

    Aujourd’hui l’uniformité est de rigueur, le Jean est la toilette de prédilection, les baskets sont la chaussure de toutes ! Que de fadeur ! Adieu robes, corsages et talons bottiers qui vous donnaient tant de distinction !

    Le règlement était strict, il vous était interdit de vous maquiller, loin de vous poudres, vernis et autres artifices. Mais pourquoi vous l’interdire ? Vous n’en n’aviez pas besoin !

    A ce sujet, je me souviens de l’une d’entre vous, Danielle P., qui fut rappelée à l’ordre par le surveillant général, Mr Guéringuili, pour avoir osé s’être fait les cils…  erreur d’appréciation !!! Ses cils étaient naturellement longs, bien placés, harmonieusement recourbés pour n’avoir besoin d’aucun cosmétique…

    Vous souvenez vous du grand tableau noir accroché dans le hall d’accueil ! Tableau sur lequel étaient inscrites quotidiennement les consignes du jour : absence des professeurs, salles de permanences… En 1999 Pierre Nauleau y rappela, tant vos contraintes vestimentaires que les rigueurs de l’hiver 1956, par ces quelques mots :  

     « Compte tenu des températures extrêmement basses (-32 degrés) les jeunes filles sont autorisées, à titre exceptionnel, à venir au lycée en  pantalons ! »

Et pour les professeurs absents Dartenuc, professeur d’anglais, détenait la palme d’or… le tennis est un sport violent qui n’était pas compatible avec son enseignement…

Jean-Pierre Bénaut

1 réflexion sur « On ne badine pas avec »

  1. C’est sympa d’avoir mis une photo de ma classe de 3M1 de 1958/1959 mais je ne suis pas identifiée. Petite , je suis au 1er rang et la troisième en partant de la droite.
    Avec ce cher M.Fourreaux, lors du premier devoir fait à la maison, le jour où il nous rendit les notes après ses corrections, il nous fit un discours : « je ne suis pas là pour corriger les exercices fait par vos parents officiers……etc » , Brail au tableau, un peu timide (à l’époque) je n’ai pas osé répondre : mon père était adjudant et cuisinier et enfin l’équation du 2nd degré était une inconnue pour lui. Mais sur mes trois années au lycée je n’ai connu que ce prof de math et j’ appréciais ces cours.

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